LES LIAISONS DANGEREUSES OU LES INDISCRÉTIONS DU LECTEUR/SPECTATEUR
DOI:
https://doi.org/10.37334/eras.v15i3.327Palavras-chave:
Littérature Comparée, Le Lecteur/Spectateur indiscret, Laclos, Frears, FormanResumo
Notre lecture comparative du roman épistolaire Les Liaisons Dangereuses de Laclos et des deux adaptations filmiques choisies, celle de Frears (Dangerous Liaisons, 1988) et celle de Forman (Valmont, 1989) sera axée sur l’étude du lecteur/spectateur indiscret. Pour ce faire, nous avons balisé notre réflexion en trois volets complémentaires : La lecture, la lettre et le lecteur/spectateur Indiscret. Lire ou voir une œuvre implique toujours une appropriation interprétative. La lettre, au cœur du roman et des films, devient un vecteur de manipulation et un miroir du monde social. Chez Laclos comme chez Frears, elle permet au lecteur/spectateur d’accéder à une vérité masquée, nourrissant une posture voyeuriste. La mise en scène, les regards caméra, les miroirs ou les scènes de lecture à l’écran renforcent cette complicité avec le lecteur/spectateur. Forman, quant à lui, propose une lecture bucolique. L’indiscrétion, fil rouge de l’analyse, révèle ainsi la richesse du dialogue entre Littérature et Cinéma mais aussi entre lecture, vision et interprétation.